Condé-sur-Vesgre : Une boulangère demande de l’aide

Cela fait 5 ans que Corinne Farvault vit dans une situation difficile. En 2010, elle décide de créer une boulangerie à Condé-sur-Vesgre. Malgré le fait que le local était au-dessus de ses moyens, elle choisit quand même de se lancer. Elle partage alors la propriété en 3 lots et revend 2 parcelles. L’argent devait lui permettre de financer son commerce. Toutefois, à cause d’un problème administratif concernant 7 m2 manquant, il n’était pas possible de construire sur l’un des terrains avant 10 ans. De ce fait, la vente ne pouvait pas être conclue.

À partir de là, Corinne n’avait pas les moyens de payer un des artisans en charge des travaux sur la boulangerie qui l’a attaqué en justice. Elle était donc obligée de s’endetter pour créer une extension, mais elle ne parvenait pas encore à vendre son terrain.

Puis, elle a trouvé l’idée de faire venir des commerces : coiffeur, boucher… En tout, elle a pu créer 8 emplois. Seulement, cela ne permettait pas de régler ses dettes.

 

Un surendettement total

Corinne est surendettée. Elle a même subi un redressement judiciaire. Elle cumule des dettes de 1.2 million d’euros auprès de quelques entreprises locales pour les travaux. Actuellement, elle vit désormais chez un ami. Même si sa boulangerie a ouvert depuis 2011, elle ne peut plus se verser de salaire.

Son unique solution : intégrer une pharmacie dans un de ses locaux. D’après elle, c’est le seul commerce capable de racheter les locaux d’ici 2 ans. Elle a d’ailleurs contacté 7 pharmaciens qui désirent s’implanter dans cette commune. Mais le problème est que l’ARS définit un seuil minimum de 2 500 habitants pour octroyer des autorisations, ce qui n’est pas le cas de Condé-sur-Vesgre.

Corinne n’a cessé de solliciter les élus locaux, le Sénat et même le président de la République, mais ceux-ci ne réagissent pas. Or, elle veut juste une dérogation permettant d’installer une pharmacie à Condé-sur-Vesgre.

 

Au bord du gouffre

Corinne affirme qu’elle a créé plusieurs emplois. Mais en contrepartie, tout le monde lui marche sur la tête. Elle avoue avoir honte d’être Française, à cause de ce système trop rude et sans pitié.

Actuellement, elle est au bord du gouffre. Selon elle, il n’y a plus aucune solution après le mois de janvier. L’unique option est que l’ARS lui accorde une réponse favorable rapidement.

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